Peut-on encore faire confiance aux marques ?

Publié le 29 December 2009

20091229_12" La crise, les consommateurs et les marques ". Le titre de la dernière étude en date produite par GfK est on ne peut plus explicite. Si les résultats sont encourageants pour les marques, ils n'en posent pas moins la question de leur avenir.

 

Les Français en passe de devenir responsables. " Confrontés à une gestion de leur portefeuille plus stricte, les Français se caractérisent pas un comportement d'achat de plus en plus « Consom'acteur » ", observe le quatrième institut mondial d'analyse.

 

Ils sont 86% à déclarer utiliser de plus en plus internet pour trouver le meilleur prix et 70% à avoir déjà pris l'habitude d'acheter pas cher. " Pour autant, cette course au meilleur prix n'est pas systématique et certains produits/services ne font d'ores et déjà plus partie des dépenses des foyers ". Deux Français sur trois déclarent avoir appris à se passer de certains biens ou services. Et c'est ce qu'ils font, poursuit GfK ! En effet, 50% des Français reconnaissent que la crise leur a appris à moins consommer de tout et n'importe comment.

 

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Un consommateur français pour le moins ambivalent

 

Dans le contexte difficile de crise que nous connaissons, les Français n'affichent cependant pas une attitude définitivement restrictive. Ils sont 78% à reconnaître qu'avec la crise ils font des efforts mais se font parfois un petit plaisir, note GfK.

 

" La place de l'innovation est alors essentielle car près d'un Français sur deux se dit prêt à payer plus cher un produit innovant mais pour des nouveautés utiles ". Et si les consommateurs ne font pas assez de différences entre les marques low-cost et les marques plus chères, pour 50% d'entre eux, peut-être est-ce le signe de la fin de l'hyperconsommation en faveur de l'économie « utile ».

 

La crise est une opportunité pour les marques. Les Français ne sont que 17 % à déclarer que les marques ne leur donnent plus envie d'acheter mais ils ne sont que 18% à estimer que les marques leur donnent envie d'acheter. Un gros « ventre mou » de 58%, selon GfK, à la fois alarmant et encourageant.

 

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Ce ventre mou est alarmant parce que les marques, et probablement plus généralement l'hyperconsommation, font moins rêver. Il n'en demeure pas moins encourageant parce qu'il existe aujourd'hui " un gigantesque potentiel pour les marques de créer une nouvelle relation marque/consommateur en accompagnant ce dernier dans son expérience quotidienne de la marque au sens fonctionnel ou moral ". Par exemple du développement de grandes causes et du développement durable.


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