La virtualisation globale, l’objectif ultime ! Enjeux et Caractéristiques
Par Christophe Frénais, Responsable Développement des Solutions de Virtualisation chez SCC

Publié le 29 July 2010

Le phénomène Cloud Computing a suscité un grand engouement auprès des différents acteurs du Système d’Information des entreprises depuis son apparition l’an dernier. Pourtant, même majeure, le Cloud n’est qu’une étape dans la roadmap des évolutions que les Datacenter vont connaître.
Le mouvement est en marche pour atteindre un objectif ultime, la Virtualisation Globale.


Les enjeux que porte cette virtualisation sont à la mesure de sa globalité :

Consolider les ressources et en accroître le taux d’utilisation, améliorer les performances, augmenter la disponibilité et la protection des données, permettre des plans de reprise d’activité simplifiés…

Mais la globalité de ces enjeux réside surtout dans le fait qu’ils touchent tous les éléments du Datacenter : des serveurs jusqu’au stockage, en passant par le réseau et les applications mais également les postes de travail.
L’informatique doit devenir un service et les DSI ont bien compris qu’il était primordial pour eux d’arriver à ce but le plus vite possible.
Ils ont actuellement plusieurs solutions pour y parvenir, représentées par autant d’éditeurs du marché.

Le choix de s’appuyer sur un partenaire s’avère souvent salvateur pour s’y retrouver parmi toutes ces offres. Cela permet une décision éclairée en fonction des besoins propres à l’entreprise puisque chaque solution présente des fonctionnalités différentes selon les éditeurs et constructeurs et ce dans chaque domaine concerné.
On retrouvera malgré tout les grandes tendances de choix en fonction des destinations des produits proposés et de la maturité reconnue d’un produit face à ses compétiteurs.

Dans cette bataille, trois acteurs ont su se démarquer et ont la faveur des décideurs selon les besoins : Citrix, Microsoft et Vmware.
Serveurs, applications et postes de travail trouvent des réponses dans les offres proposées par ces trois grands éditeurs du marché.
Mais il ne faut pas se fourvoyer et penser que la première offre venue remplira tous les besoins de l’entreprise.
Aucun d’entre eux ne prétend d’ailleurs détenir la panacée, si l’on osait la comparaison du datacenter avec un mal qu’il faudrait guérir !

Pour ne pas se tromper, il est important de bien identifier ses besoins car toutes les solutions n’y répondront pas de la même façon. Ainsi, l’analyse du nombre de serveurs, d’applications, ou de postes de travail à virtualiser ne suffit pas s’il est considéré seul. Il faut l’intégrer dans la réflexion globale de ce que l’on souhaite obtenir au terme de la virtualisation. Gain de performance, meilleure administration, centralisation, disponibilité, réduction des coûts, plusieurs axes sont possibles et peuvent même être mutualisés.

Mais les écueils peuvent survenir si l’on ne prend pas garde aux contraintes spécifiques de l’association de son propre environnement avec la solution choisie pour virtualiser. Il arrive par exemple, dans l’étape de consolidation des serveurs, que l’on constate une inadéquation entre ce que prévoient les entreprises et ce que l’intégrateur proposera finalement, après avoir réalisé l’étude préalable de l’écosystème du SI à virtualiser. Et il est devenu fréquent de voir des préconisations plus légères, en nombre de serveurs physiques devant héberger la solution, que ce qui était envisagé avant l’étude interne de l’entreprise. Ceci est principalement dû aux innovations récentes introduites par les fondeurs dans leurs processeurs, qui ont permit aujourd’hui d’atteindre jusqu’à 6 cœurs par socket.

Arrivent ensuite les autres étapes de la virtualisation qui viendront prendre appui sur cette première brique de serveurs devenus virtuels et donc exploitables en tant que service.
On trouve en premier lieu le poste de travail, qui sera au cœur des évènements en 2010. Il devient incontournable de rendre ce poste plus adapté aux usages de l’entreprise et aux demandes des utilisateurs. L’arrivée d’une nouvelle version de système d’exploitation donne également l’opportunité de virtualiser le poste de travail et Windows Seven en sera un véritable moteur cette année. Objectif : franchir une étape supplémentaire pour atteindre la virtualisation globale en transformant le poste de travail, à son tour, en service.

Mais les entreprises qui ont déjà une infrastructure de serveurs virtualisés sont parfois confrontées à des problèmes qui les ralentissent dans leur volonté d’accélérer la généralisation de cette virtualisation. Il peut s’agir d’un manque de stratégie unifiée, d’une pénurie de compétences ou d’une problématique de management de l’ensemble.
Dans les deux premiers cas, l’entreprise aura à résoudre elle-même ses problématiques.
Cependant, les enjeux à relever résideront très certainement dans la capacité pour les DSI à piloter convenablement l’ensemble des briques virtuelles de leur Datacenter. Et c’est seulement lorsque l’ensemble sera exploitable que la virtualisation globale aura été réalisée. 
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