Dix ans après l’explosion de la bulle Internet

Publié le 09 March 2010

Internet on ne le voit plus car il est désormais partout. Dix ans après l’explosion de la bulle Internet de mars 2000, les entreprises de l’Internet - Google, Yahoo, eBay, Amazon - sont devenues des géants et l’on assiste aujourd’hui à l’envol de la deuxième génération avec les nouveaux porte-drapeaux que sont Facebook ou Twitter. 

 

Google a réalisé en 2009 un chiffre d’affaires de 23,6 milliards de dollars (9%) et un bénéfice net de 6,5 milliards de dollars (+ 28 %) donnant l’impression d’être une machine à faire du cash avec tout ce qu’elle touche. Pour l’heure, les revenus de Google proviennent essentiellement de la publicité, mais la firme de Mountain View part aussi à l’assaut de Microsoft et du marché des entreprises. Déjà avec Google Apps, sa solution de bureautique en ligne, il fait état de portefeuille de clients significatifs.

 

Même si leur succès est moins éclatant en comparaison de Google, les résultats des trois autres « Mousquetaires » de l’Internet sont également tout à fait remarquables. Yahoo a connu une période difficile et a repoussé les assauts répétés de Microsoft pour aboutir à une sorte d’accord de partenariat. Pour simplifier Yahoo utilise la technologie de Bing, le moteur de recherche sur Internet de Microsoft pendant qu’il fait du recrutement commercial pour ce dernier. Il est encore un peu tôt pour dire si cette stratégie portera ses fruits. L’évolution de l’action de Yahoo est différente de celles d’eBay et d’Amazon. Comme toutes les valeurs de l’Internet, elle s’est envolée en 1999 pour s’effondrer ensuite et n’a jamais retrouvé plus hauts niveaux. Amazon a énormément souffert mais a été capable de rebondir par la suite. En revanche, eBay ne semble pas avoir été affectée par l’explosion de la bulle Internet, mais est sur une tendance baissière depuis 2005.

 

eBay a dessiné une stratégie hésitante mais continue à développer son modèle. L’acquisition de Skype n’a certes pas porté les fruits attendus de telle sorte qu’eBay s’en est séparé et a perdu un peu d’argent et d’énergie sur cette opération. Quant à Amazon, le pari a été beaucoup plus long à se révéler payant, mais l’entreprise semble avoir atteint son rythme de croisière et se lance sur de nouvelles activités comme la vente de contenus en ligne avec le Kindle, un peu à la mode que le couple iPod/iTunes. Mais la concurrence risque d’être assez forte émanant des pure players, mais aussi des éditeurs.

 

 


 

Le capital risque ne s’en pas vraiment remis

 

L’examen du capital risque qui, par définition, porte l’innovation de demain a énormément souffert de l’explosion de la bulle Internet et s’en était à peine remis que la crise, plus globale cette fois à la fois sur le plan géographique et touchant tous les secteurs, il est retombé à un niveau d’activité largement inférieur.

 


Les montants investis aux Etats-Unis toutes activités confondues sont passés de 50 milliards en 1999 à 100 milliards en 2000 pour retomber à 38 milliards l’année suivante. Et il a fallu attendre 2006 pour que les montants reviennent à la hausse. La crise de 2008/2009 a mis de nouveau un sérieux coup de frein. Sachant que les technologies qui attirent les investissements se sont un peu élargies notamment avec les biotech et sur les cleantech, c’est-à-dire tout ce qui concerne les énergies renouvelables et propres et le développement durable.

 

Ainsi en 2009, selon la National Venture Capital Association (NVCA), les capitaux risqueurs ont investi seulement 17,7 milliards de dollars, le niveau le plus faible depuis 1997. Tous les secteurs ont connu une baisse à deux chiffres à l’exception des clean Tech, des sciences de la vie et du logiciel.  





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