Pour une high-tech moins gourmande en énergie ?
Il n’y a pas que les voitures ou les centrales qui produisent du CO2 nocif à notre environnement. En effet, la fabrication des ordinateurs, des consoles de jeux, des mobiles et les nouvelles technologies en général ont aussi contribué à augmenter sensiblement la consommation d’électricité en France. Pourtant, ils promettent d’être moins énergivores et assurent même pouvoir réduire les émissions globales de CO2.

La France aime le high-tech. En effet, notre pays est le numéro deux mondial en Internet haut débit, leader en téléphonie mobile et télévision par Internet et a pu voir sa consommation électrique grimper de 19% entre 2005 et 2008.

Une étude vient d’être réalisée par l’Institut de l’Audiovisuel des Télécoms en Europe (Idate) et le cabinet Boston Consulting Group (BCG) en 2008. Elle montre que le secteur générait 7,3% de la consommation électrique française. Les industriels visent 6,7% en 2012.
L’Agence Internationale de l’Energie (AIE) a calculé en 2009 que les « gadgets » électroniques représenteraient 15% des dépenses électriques des ménages et que c’était le secteur où la consommation augmenterait le plus vite.


Cependant, la situation pourrait s’améliorer. En effet, dans l’informatique, les ordinateurs portables consomment moins que les fixes. Les consommateurs choisissent de plus en plus ces types d’appareils. De même, les écrans plats sont moins gourmands en énergie que les écrans cathodiques. Par contre, du côté des télécoms, la situation n’est pas la même car l’arrivée des boxes et des décodeurs TV qui demandent à être allumés en permanence n’aide pas à consommer moins. En cause : le haut débit.

Comment faire pour réduire la consommation ? Parmi les pistes envisagées, on peut citer le pilotage à distance des unités de chauffage et des équipements domestiques pour qu’ils ne fonctionnent que lorsque cela est vraiment nécessaire, lorsque la maison est occupée, la géolocalisation des flottes de camions permettrait d’optimiser les parcours ou encore la dématérialisation, via le télétravail, le commerce en ligne et les factures électroniques permettraient d’économiser des déplacements et du papier. L’optimisation de la consommation d’énergie électrique en heures de pointe qui représente la source principale d’émission de GES du parc électrique en France est également à étudier.
Selon l’étude, d’ici 2012, la consommation électrique des TIC va décroitre sous l’effet conjugué des actions engagées par l’industrie et les pouvoirs publics et des migrations de parc tandis que les usages continueront de croître. La consommation électrique des TIC sera ramenée à 34, Twh/an d’ici 2012, puis 33,7 Twh/an à l’horizon 2020.
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