Le DigiWorld Summit ouvre ses portes dans une ambiance relativement optimiste
C'est en présence de plusieurs centaines de professionnels des médias et des télécoms que s'est ouverte, mercredi 19 novembre, la 30ème conférence internationale de l'Idate. Consacrée au « Futur de l'Internet », la manifestation a cette année comme puissance invitante, la Corée du Sud. Avec plus de 15 millions d'abonnés au haut débit fixe, 41 millions d'abonnés à l'internet mobile et des géants industriels tels que Samsung ou LG, ce dragon asiatique de 48 millions d'habitants est en effet la parfaite illustration des usages poussés de l'Internet et de ses retombées sociétales et économiques.
En préliminaires, Francis Lorentz le président de l'Idate a tenu à faire un rapide portrait du monde numérique tel qu'il est aujourd'hui et tel qu'il pourrait être dans les prochaines années. Et ses propos ont finalement été assez optimistes. Certes la situation actuelle est difficile, mais « le monde numérique parait bien placé. D'autant que ce marché s'est assaini après l'éclatement de la bulle internet et qu'il s'est reconstruit sur des bases solides ». Et si la crise est longue, Francis Lorentz est certain que les « technologies numériques seront au centre de la reprise ».
Si la matinée a vu défiler des intervenants d'origine très différente (représentants d'Alcatel-Lucent, d'Akamaï, d' Amazon, de BT...) , les messages qu'ils ont voulu faire passer sont en revanche assez similaires : les données qui circulent sur Internet vont continuer à augmenter très fortement notamment parce que les utilisateurs, grâce au Web 2.0, sont aussi devenus producteurs.
Par ailleurs, les nouveaux outils permettent de capter et de transmettre plus facilement des images et de la vidéo. Mais ces phénomènes posent plusieurs problèmes et principalement celui du coût. Qui va payer pour assurer la diffusion croissante des ces données avec un débit toujours plus rapide et sur un nombre de plus en plus large de terminaux ?
« Pas question que nous assumions seuls les dépenses » clament les fournisseurs d'infrastructures et les opérateurs qui ont la conviction de s'être faits grugés par les Google, Microsoft et autres YouTube qui profitent des réseaux mis en place par d'autres pour engranger de substantiels revenus. Le client final est également mis à contribution. Certes, il n'est pas possible d'augmenter trop fortement sa facture sous peine d'aggraver la fracture numérique mais les opérateurs comptent sur la fibre optique et les réseaux 4G (Wimax, LTE...) pour développer de nouveaux services et donc, in fine, augmenter l'ARPU (chiffre d'affaires moyen par utilisateur).
Les fournisseurs s'en prennent également aux régulateurs et aux pouvoirs publics : « nous avons besoin de plus de spectre. Il faut libérer le dividende numérique pour que nous puissions développer de nouveaux services » réclame Hamid Akhavan, dirigeant de l'opérateur allemand T-Mobile. Mais ce sont surtout les contraintes réglementaires (sur les terminaisons d'appel, la concurrence, la couverture des zones blanches...) qui font l'unanimité contre elles et qui selon les opérateurs seraient parmi les principaux freins à leurs investissements.

Florence Puybareau
Bonjour, article intéressant, mais il manque la réponse à l'une des 5 questions quand on écrit un papier : Où ? ;-)
Par Stephan le 20/11/2008 à 09:11
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