Piratage : enquête de la Sacem à la Fnac
En se baladant dans les allées des magasins Fnac, le consommateur à tout loisir d'acheter un « Live at tokyo » des Rollings Stones, un autre d'Eric Clapton ou de Jimi Hendrix, tous étiquetés « Wow Corporation ». Peu importe que la qualité ne soit pas très rigoureuse, que seul l'emballage mentionne le nom de l'artiste ; peut importe que les DVD ne passent pas dans tous les lecteurs... ces petits détails n'ont pas alerté les acheteurs de la Fnac. « Il n'y a même pas le code du fabricant ni celui du distributeur. » commente Benoît Solignac-Lecomte, patron du service contrôles et enquêtes de la Sacem. Rien non plus d'anormal semble-t-il à ce que la société d'ex-Yougoslavie, que la Sacem a finalement réussi à localiser, vende son produit 16,16 euros alors que les majors en demandent entre 20 et 25 euros.
Depuis deux mois, la Sacem mène l'enquête. Si « Wow Corporation » a retenu son attention, elle n'est pas la seule. Que dire de la société allemande Masterplan qui propose des concerts des Beatles datant des années 60. Les droits du célèbre groupe ne sont-t-ils pas entre les mains d'EMI ? « Les gens de la Fnac sont un peu légers quand ils achètent ces produits-là » s'exclame Benoît Solignac-Lecomte.

On se demande alors comment un tel « trafic » peut avoir cours dans une enseigne comme la Fnac, dirigée par le champion de la lutte contre le piratage sur Internet. En interne, on en fait peu de cas : « Nous achetons 262 000 références par an et nous avons plus de 600 fournisseurs. Ils savent ce qu'ils nous vendent, ils sont responsables. C'est à eux d'être honnêtes. On ne va pas, à chaque commande, demander au fournisseur qu'il nous prouve que son produit possède toutes les autorisations. » déclarait Guy Messina, patron du disque et de la vidéo chargé des achats du groupe au Canard. Même réaction de la part du service juridique de la Fnac : « Compte tenu des volumes qu'achète la Fnac, il est inévitable qu'échappent à sa vigilance des problèmes de contre-façon et des conflits entre producteurs, artistes et leurs ayants droit ». Et de conclure : « Chaque année, cela arrive sur trois ou quatre produits ».
Alors question : qu'arriverait-il à la Fnac si le rapport Olivennes et son idée d'avertissement avant condamnation était appliqué, justement, à la Fnac ?
Pauvre FNAC ! Déja que les vendeurs et vendeuses sont de plus en plus incultes, voilà que les acheteurs se mettent au diapason .
Par nere1944 le 01/03/2008 à 08:25
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