Un livre numérique sur deux est piraté

Publié le 21 Mars 2014
Depuis 2001, avec Dmitri Skylarov qui avait réussi à "craquer" le système de protection des livres au format PDF d'Adobe, le vol d'œuvres numérique n'a cessé d'augmenter. Tous les types de supports et formats sont concernés EPUB, DRM, PDF, etc. Les sites de téléchargement ne manquent pas et les réseaux peer to peer ont largement accéléré le phénomène.

En 2013, seulement 14% des lecteurs de livres numériques admettaient avoir déjà téléchargé une œuvre piratée (source SNE). Plus récemment en mars 2014, KPMG a publié les résultats d'une étude sur le marché du livre numérique et constate que 71,4 % des éditeurs ont opté pour une solution visant à lutter contre le piratage (Adobe à 43,2 % ou marquage "watermark" à 36,4 %). Des solutions qui ne semblent pas porter leurs fruits.

Selon Youboox, la plateforme de lecture numérique illimitée en streaming, un livre numérique sur deux est piraté. Tel est le principal résultat d'un sondage* mené sur le piratage des œuvres numériques sur le web. Des résultats surprenants qui montrent l'ampleur du phénomène.

" Le piratage des livres numériques ne touche pas seulement les Best-sellers et les auteurs connus, explique Fabien Sauleman, co-fondateur de Youboox. L'ensemble des œuvres numériques est atteint et ce phénomène risque encore de s'amplifier si les acteurs du livre ne réagissent pas. Il faut rapidement donner aux éditeurs un moyen d'agir contre ce piratage pour éviter que cet usage ne s'installe ".


* Le sondage :
Sondage a été réalisé sur plus de 100 titres numériques présents sur les plateformes officielles de lecture numérique francophone. La période de recherche est mars 2014. Résultat : il a été détecté 441 infractions sur 50% des titres. 


Les catégories les plus piratées :
  

Les BD sont les ouvrages les plus piratés (59%), suivis des œuvres de SF (23%) et des romans (14%).
Contactez cette société ou un revendeur de ces produits.
Les commentaires

Peut-être que la politique des prix pratiquée par les éditeurs y est pour quelque chose : quand une oeuvre est dématérialisée il n'y a pas de réelle répercussion sur le prix de vente de l'absence des coûts d'imprimerie et des matières premières. Je ne serais pas étonné que la plupart des pirates soient prêts à rémunérer comme il se doit le propriétaire de l'oeuvre sans payer en même temps deux à treize fois plus pour l'éditeur et ses actionnaires. Sérieusement, les auteurs qui n'ont pas un très bon contrat avec leur éditeur (la plupart) devraient passer à l'auto-édition et vendre leurs oeuvres bien moins cher tout en gagnant plus (jusqu'à 70% du prix de vente).
En résumé la meilleure façon de lutter contre le piratage consiste à rétablir des prix justes, sans intermédiaires ni actionnaires, et en tenant compte de la baisse des coûts liés à la dématérialisation!

Par Stéphane le 24/03/2014 à 09:40

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