Cybergun fait évoluer sa politique en matière de jeux vidéo

Publié le 10 Juillet 2012
Le spécialiste du tir de loisir vient d'annoncer ses résultats consolidés 2011 pour l’exercice clos le 31 mars 2012. Il réalise un chiffre d’affaires annuel de 84,7 MEUR, en croissance de 15% en données publiées et de 8% en données proforma, une marge d’Ebitda de 7%, conforme à la dernière indication donnée au marché en avril 2012, ainsi qu'une charge opérationnelle non courante de 20,3 MEUR liée à la dépréciation d’actifs dans les jeux vidéo.

A l’occasion de cette publication, Jérôme Marsac, Président de Cybergun, déclare : « Nous sortons d’un cycle d’investissements massifs au cours des 2 dernières années pour développer nos activités. Si notre métier historique de répliques d’armes factices résiste mieux dans un contexte économique pourtant difficile, notre diversification dans les jeux vidéo n’a pas eu les résultats escomptés. Compte tenu de la performance décevante du portefeuille de jeux depuis son acquisition en avril 2011, des évolutions rapides et en profondeur des modes de distribution et de la baisse générale de ce marché, Cybergun a pris la décision stratégique de déprécier ces actifs et de ne pas développer le portefeuille de jeux. Ces décisions ont un impact très significatif sur nos résultats mais permettent au Groupe de se concentrer pleinement sur son cœur de métier et la mise en œuvre d’un important programme de désendettement. »

Si, au cours de l'exercice 2011, l’activité historique dans les répliques d’armes factices sous licence affiche une solide croissance, les diversifications dans le paintball et, surtout, les jeux vidéo, ont connu des performances commerciales décevantes. Ces contre-performances expliquent l’essentiel du repli de l’Ebitda qui ressort à 5,8 MEUR soit 7% du chiffre d’affaires. Après dotations aux amortissements et provisions, le résultat opérationnel courant ressort à 2,5 MEUR, dont 12% seulement provenant de la division Jeux vidéo.

Le montant des autres charges opérationnelles (20,3 MEUR) intègre notamment une dépréciation de l’intégralité du montant des écarts d’acquisition (goodwill) nés de l’acquisition de la société I2G Microprose (16 MEUR), une provision sur le portefeuille de jeux coproduits (3 MEUR) et la perte liée à la cession des droits du jeu Blackwater. Après prise en compte de ces charges non courantes, le résultat opérationnel atteint -17,8 MEUR. Le résultat net, part du Groupe, est de –22,6 MEUR.

Au 31 mars 2012, l’endettement financier net du Groupe Cybergun s’élève à 47,4 MEUR composé essentiellement d’engagements à moyen et long terme (56% à plus d’un an) et de concours bancaires courants (33%). La trésorerie disponible atteint 8,0 MEUR. A fin mai, le Groupe dispose de 4,8 MEUR de lignes de crédit autorisées non utilisées, renforcées notamment par la mise en place une ligne de financement à 24 mois avec une des principales banques basées au Texas. Cette ligne s’est substituée à une ligne court-terme pour financer l’activité des filiales américaines du Groupe.

Les premiers effets du programme de réduction des stocks mis en œuvre depuis septembre 2011 ont permis de ramener le montant des inventaires à 29,0 MEUR, soit une amélioration de 5 MEUR ou 24 jours de chiffre d’affaires en seulement 6 mois. L’objectif du Groupe est de réduire encore de 8 MEUR le niveau des stocks au cours de l’exercice 2012.

Le chiffre d’affaires du 1er trimestre de l’exercice 2012 (période allant du 1er avril au 30 juin) est de 17,1 MEUR, contre 19,3 MEUR durant la même période de l’exercice 2010. Les variations de taux de change ont eu un impact favorable de 6%.

Outre un effet de base très élevé (croissance de +38% au T1 2011), ce niveau d’activité s’explique par un contexte macroéconomique défavorable et la volonté stratégique du Groupe de privilégier le désendettement. Par zone géographique, les Etats-Unis représentent 55% des ventes alors que l’Europe contribue pour 40% des facturations.

Pour l’exercice 2012, Cybergun se fixe comme objectif prioritaire d’améliorer fortement sa capacité d’autofinancement par une réduction de ses charges opérationnelles (programme d’économies en cours) et de réduire son besoin en fonds de roulement par une optimisation de ses stocks. En parallèle, le Groupe n’envisage aucune opération de croissance externe et un arrêt des investissements significatifs dans le développement de nouveaux jeux vidéo. Ces décisions stratégiques doivent permettre d’accélérer le désendettement du Groupe.
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