En France, l’activité serait peu dynamique en 2012
Publié le 27 Juin 2012
En France comme dans l’ensemble de la zone euro, l’activité a été stable au premier trimestre 2012 (0,0 % après +0,1 % au quatrième trimestre 2011). L’activité dans les services a augmenté (+0,4 % après +0,1 %) mais la production manufacturière (-0,8 % après +0,3 %) et l’activité commerciale (-0,4 % après +0,5 %) ont reculé, précise l'Insee dans sa note de conjoncture de juin 2012. Les températures rigoureuses de février ont soutenu les dépenses de chauffage si bien que la production d’énergie a nettement progressé sur le trimestre (+2,1 % après -1,6 %). En revanche, le froid a freiné l’activité dans la construction (-0,2 % après +0,4 %), en particulier dans les travaux publics.
L’investissement des entreprises non financières s’est nettement replié au premier trimestre 2012 (-1,4 % après +1,9 %). Avec la faiblesse des perspectives d’activité et le resserrement des conditions d’octroi du crédit en début d’année, l’environnement est en effet resté peu propice à l’investissement. L’investissement a en outre été amputé par des facteurs ponctuels : la vague de froid de février a limité l’activité dans les travaux publics et les achats d’automobiles ont subi le contrecoup de leur très fort dynamisme fin 2011, les entreprises ayant alors anticipé leurs achats face au durcissement attendu de la fiscalité au premier janvier 2012.
La consommation des ménages a progressé à un rythme modéré (+0,2 % après +0,1 %), soutenue par les dépenses d’énergie très importantes en février, poursuit l'Insee. En revanche, la consommation de produits manufacturés s’est repliée (-0,5 % après +0,4 %), du fait notamment du recul de la consommation d’automobiles.
Dans les services comme dans l’industrie, le climat des affaires, tel qu’il est retracé dans les enquêtes de conjoncture, s’est dégradé en mai 2012. Après l’embellie de mars et avril, il est ainsi revenu à un niveau proche de celui de février. Dans l’industrie manufacturière, le constat fait par les chefs d’entreprise sur leurs carnets de commande globaux et sur les perspectives générales dans le secteur se dégrade nettement en mai. De même, dans les services, l’opinion sur l’activité prévue reste très inférieure à sa moyenne de long terme et la demande prévue demeure faible.
Une croissance moins forte que prévue
L’activité resterait donc peu dynamique en France d’ici fin 2012, estime l'Insee. Elle serait stable au deuxième trimestre 2012 (0,0 %), puis progresserait légèrement au second semestre (+0,1 % au troisième trimestre et +0,2 % au quatrième). Sur l’ensemble de l’année, l’activité progresserait de 0,4 %. La production manufacturière se replierait de nouveau au deuxième trimestre 2012 (-0,2 %), avant de faiblement rebondir au second semestre 2012 (+0,2 % puis + 0,3 %) et la production de services croîtrait faiblement d’ici fin 2012.
Le niveau élevé du chômage et le degré limité d’utilisation des capacités productives freinent les pressions inflationnistes. L’inflation sous-jacente se maintiendrait ainsi en dessous de 1,5 % au second semestre 2012 (1,3 % en décembre). L’inflation d’ensemble serait en revanche en net recul : elle s’établirait à 1,4 % en décembre 2012, alors qu’elle avait atteint encore 2,1 % en avril. En effet, grâce à la forte baisse du prix du baril de Brent au deuxième trimestre, et sous l’hypothèse qu’il se stabilise à 100 $ d’ici fin 2012, l’inflation énergétique reculerait fortement : elle s’établirait à +1,7 % en décembre 2012 après +5,3 % en avril 2012.
Après deux trimestres de net repli fin 2011, l’emploi dans les secteurs marchands non agricoles s’est redressé au premier trimestre 2012 (+18 000). Mais, face à la faiblesse de l’activité, la baisse de l’emploi reprendrait au deuxième trimestre 2012 puis s’intensifierait au second semestre. Sur l’ensemble de l’année, les secteurs non marchands non agricoles perdraient 25 000 emplois. Le recul de l’emploi resterait limité au regard de la faiblesse de la croissance en 2012. Le taux de chômage s’est établi à 10,0 % (9,6 % en France métropolitaine) de la population active au premier trimestre 2011. Il augmenterait pour atteindre 10,3 % d’ici fin 2012 (9,9 % en France métropolitaine).
Le pouvoir d'achat des français va reculer cette année
Sur l’ensemble de l’année, les salaires nominaux progresseraient de 2,5 % et les salaires réels de 0,5 %, légèrement plus qu’en 2011. Le pouvoir d’achat des ménages a ralenti en 2011 (+0,5 % sur l’année après +0,9 % en 2010) et ce mouvement se poursuivrait en 2012 : le pouvoir d’achat reculerait de 0,3 % au premier semestre puis de 0,6 % au second semestre. Il serait ainsi en baisse de 0,6 % sur l’année. La consommation des ménages baisserait au deuxième trimestre 2012 (-0,2 %).
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L’investissement des entreprises non financières s’est nettement replié au premier trimestre 2012 (-1,4 % après +1,9 %). Avec la faiblesse des perspectives d’activité et le resserrement des conditions d’octroi du crédit en début d’année, l’environnement est en effet resté peu propice à l’investissement. L’investissement a en outre été amputé par des facteurs ponctuels : la vague de froid de février a limité l’activité dans les travaux publics et les achats d’automobiles ont subi le contrecoup de leur très fort dynamisme fin 2011, les entreprises ayant alors anticipé leurs achats face au durcissement attendu de la fiscalité au premier janvier 2012.
La consommation des ménages a progressé à un rythme modéré (+0,2 % après +0,1 %), soutenue par les dépenses d’énergie très importantes en février, poursuit l'Insee. En revanche, la consommation de produits manufacturés s’est repliée (-0,5 % après +0,4 %), du fait notamment du recul de la consommation d’automobiles.
Dans les services comme dans l’industrie, le climat des affaires, tel qu’il est retracé dans les enquêtes de conjoncture, s’est dégradé en mai 2012. Après l’embellie de mars et avril, il est ainsi revenu à un niveau proche de celui de février. Dans l’industrie manufacturière, le constat fait par les chefs d’entreprise sur leurs carnets de commande globaux et sur les perspectives générales dans le secteur se dégrade nettement en mai. De même, dans les services, l’opinion sur l’activité prévue reste très inférieure à sa moyenne de long terme et la demande prévue demeure faible.
Une croissance moins forte que prévue
L’activité resterait donc peu dynamique en France d’ici fin 2012, estime l'Insee. Elle serait stable au deuxième trimestre 2012 (0,0 %), puis progresserait légèrement au second semestre (+0,1 % au troisième trimestre et +0,2 % au quatrième). Sur l’ensemble de l’année, l’activité progresserait de 0,4 %. La production manufacturière se replierait de nouveau au deuxième trimestre 2012 (-0,2 %), avant de faiblement rebondir au second semestre 2012 (+0,2 % puis + 0,3 %) et la production de services croîtrait faiblement d’ici fin 2012.
Le niveau élevé du chômage et le degré limité d’utilisation des capacités productives freinent les pressions inflationnistes. L’inflation sous-jacente se maintiendrait ainsi en dessous de 1,5 % au second semestre 2012 (1,3 % en décembre). L’inflation d’ensemble serait en revanche en net recul : elle s’établirait à 1,4 % en décembre 2012, alors qu’elle avait atteint encore 2,1 % en avril. En effet, grâce à la forte baisse du prix du baril de Brent au deuxième trimestre, et sous l’hypothèse qu’il se stabilise à 100 $ d’ici fin 2012, l’inflation énergétique reculerait fortement : elle s’établirait à +1,7 % en décembre 2012 après +5,3 % en avril 2012.
Après deux trimestres de net repli fin 2011, l’emploi dans les secteurs marchands non agricoles s’est redressé au premier trimestre 2012 (+18 000). Mais, face à la faiblesse de l’activité, la baisse de l’emploi reprendrait au deuxième trimestre 2012 puis s’intensifierait au second semestre. Sur l’ensemble de l’année, les secteurs non marchands non agricoles perdraient 25 000 emplois. Le recul de l’emploi resterait limité au regard de la faiblesse de la croissance en 2012. Le taux de chômage s’est établi à 10,0 % (9,6 % en France métropolitaine) de la population active au premier trimestre 2011. Il augmenterait pour atteindre 10,3 % d’ici fin 2012 (9,9 % en France métropolitaine).
Le pouvoir d'achat des français va reculer cette année
Sur l’ensemble de l’année, les salaires nominaux progresseraient de 2,5 % et les salaires réels de 0,5 %, légèrement plus qu’en 2011. Le pouvoir d’achat des ménages a ralenti en 2011 (+0,5 % sur l’année après +0,9 % en 2010) et ce mouvement se poursuivrait en 2012 : le pouvoir d’achat reculerait de 0,3 % au premier semestre puis de 0,6 % au second semestre. Il serait ainsi en baisse de 0,6 % sur l’année. La consommation des ménages baisserait au deuxième trimestre 2012 (-0,2 %).
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