Crédit à la consommation : la crise modifie la mission assignée aux suites progicielles
Publié le 1 Février 2012
L’environnement règlementaire et économique actuel a radicalement modifié la donne pour les établissements de crédit à la consommation. Défaillances, ratios prudentiels, activités à risque, dégradation de l'environnement économique... Alain Mattei, Directeur de l’activité Leasing & Crédit de Linedata, dresse le panorama des solutions qui s'offrent aux établissements financiers.D’un côté, l’application des accords de Bâle 3 relatifs au suivi des risques opérationnels amène ces derniers à allouer une part significative et croissante de leurs fonds propres à leur activité traditionnelle. En cause, la multiplication des défaillances accroît le risque inhérent à leur métier, poussant en retour les autorités de tutelle à leur demander des ratios prudentiels toujours plus exigeants. L’enjeu est de taille. Alors que les anciennes règles prudentielles imposaient de couvrir les seuls activités à risque, ce sont désormais toutes les opérations courantes qui doivent être désormais couvertes. De 7%, le ratio de couverture atteint désormais jusqu’à 15% ! Au total, c’est à hauteur de près de 100 milliards d’euros que le secteur bancaire est contraint de se recapitaliser pour respecter ces nouvelles normes prudentielles.
De l’autre côté, la dégradation de l’environnement économique et financier a de facto baissé la qualité d’une partie des actifs sur lesquels étaient investis les fonds propres des banques. C’est donc à deux contraintes simultanées que sont confrontés les acteurs du secteur : la contrainte externe (prudentielle) impose la conformité avec des règles durcies, la contrainte interne conduit à la fois à assainir les bilans, à réduire le refinancement de leurs filiales de crédit (crédit à la consommation et leasing), voire dans certains cas à en envisager la cession (en dépit d’un ROE comparativement élevé).
Deux solutions s’offrent dès lors aux établissements financiers : soit renforcer leurs fonds propres en procédant à des augmentations de capital, soit répartir différemment ces derniers. Le contexte actuel de déflation des bourses mondiales disqualifiant a priori la première piste, il ne reste plus aux acteurs du secteur qu’à favoriser une allocation plus efficiente de leurs fonds propres.
D’un scoring binaire, les outils de front office doivent désormais gérer l’exception.

Quel est, dans ces conditions, le nouveau rôle assigné aux suites logicielles qui sont au cœur de l’organisation ?
Commençons par le back office. Bâle 3 accroît la profondeur de l’information et la finesse des critères exigés pour apprécier la qualité de crédit des clients. Les outils de back offices sont donc contraints d’adresser la nouvelle complexité de ces informations, tout en garantissant une allocation efficiente de ses ressources. D’où la nécessité d’un enrichissement fonctionnel des applicatifs en proportion de cette masse croissante de données à prendre en compte pour remplir cette double obligation.
Reste le front office : il y a peu encore, l’environnement de marché, globalement sain, amenait les établissements de crédit à se contenter de leurs clients captifs. Désormais, la multiplication des défaillances pousse les établissements à accroître la sélectivité des dossiers, sans pour autant sacrifier leur croissance organique. D’un scoring binaire (éligibilité d’un dossier), les outils d’aide à la décision doivent désormais aider les commerciaux à sélectionner les dossiers selon des contraintes bien plus complexes. En particulier pour favoriser une catégorie de clientèle-clé. Cela revient à gérer l’exception.
En réalité, cette mutation était nécessaire. Après des années de croissance ininterrompue, le secteur du crédit à la consommation est entré de plain-pied dans une phase de rationalisation et d’industrialisation de ses outils de gestion front to back.
Linedata est un éditeur de solutions globales pour les professionnels de l’asset management, de l’assurance et du crédit. Fort de plus de 900 collaborateurs répartis dans le monde, et de plus de 700 clients opérant dans 50 pays, Linedata maîtrise les enjeux de l’industrie financière et propose des solutions et des services innovants, adaptés à l’évolution du cœur de métier de ses clients. Pionnier il y a plus de 10 ans avec la mise en place d’infrastructures SaaS pour le monde financier, Linedata a répandu ce modèle à travers toute la communauté financière dans le monde et sur toute sa gamme de produits. Linedata a réalisé en 2010 un chiffre d’affaires de 136,2 Meuros. Cette société est cotée sur Euronext Paris Compartiment C. FR0004156297-LIN – Reuters LDSV.LN – Bloomberg LIN:FP.
www.linedata.com
Source: ITchannel.info
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