Si l'Etat souhaite que France Télécom maintienne ses investissements à un haut niveau, il peut accepter une baisse du dividende
Publié le 12 Janvier 2012
Free Mobile change la donne, déclare Jean-Ludovic Silicani, dans une interview accordée aux Echos. Le Président de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) observe quatre ruptures pour le marché de la téléphonie mobile en France. Tout d'abord, les offres de Free sont simples et peu nombreuses alors qu'il existe près de 1 000 offres mobiles en France actuellement. Ensuite, Free sépare totalement le prix du forfait de celui du terminal. En troisième lieu, la relation entre l'opérateur et le client se fera essentiellement par Internet. Enfin, bien sûr, le prix des deux offres proposées est très bas.
Et de rappeler qu'il s'agisssait de l'objectif de l'attribution de cette quatrième licence mobile et de la décision du gouvernement et du régulateur, en 2009, de mettre en vente cette licence. Le marché mobile, avec sa structure oligopolistique et donc insuffisamment concurrentielle, se caractérisait par une rente de situation. Il fallait un nouvel entrant pour l'animer car le prix du panier moyen de consommation mobile en France était supérieur à celui des autres pays européens comparables.
L'avenir dira si le modèle économique d'Iliad est viable. L'Arcep sera très attentive à ce que les obligations en matière de couverture de la population soient atteintes. Le réseau de Free Mobile doit par exemple couvrir 75 % de la population en janvier 2015.
Les opérateurs ont dit qu'ils allaient revoir leurs offres. Jean-Ludovic Silicani constate que, depuis le décret d'août 2009 ouvrant la voie à une quatrième licence, le marché s'est animé, de façon accélérée. Les marges des opérateurs vont baisser sur le mobile. Comment y faire face ? Il leur est d'abord possible de réduire les sommes qu'ils versent à leurs actionnaires. Si l'Etat, qui est le principal actionnaire de France Télécom, souhaite que cet opérateur maintienne ses investissements à un haut niveau, il peut accepter une baisse du dividende.
Face à l'offre à 2 euros, le tarif social actuel à 10 euros a assurément peu d'avenir. S'agissant des MVNO, le marché devra se rationaliser, comme cela s'est déjà passé avec les fournisseurs d'accès à Internet, qui se sont regroupés. L'autorité a poussé les opérateurs de réseau à donner plus de marge de manoeuvre et plus d'autonomie aux MVNO : sur la 3G et la 4G, ils ont pris des engagements forts en ce sens, notamment selon le modèle de « full-MVNO ».
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Et de rappeler qu'il s'agisssait de l'objectif de l'attribution de cette quatrième licence mobile et de la décision du gouvernement et du régulateur, en 2009, de mettre en vente cette licence. Le marché mobile, avec sa structure oligopolistique et donc insuffisamment concurrentielle, se caractérisait par une rente de situation. Il fallait un nouvel entrant pour l'animer car le prix du panier moyen de consommation mobile en France était supérieur à celui des autres pays européens comparables.
L'avenir dira si le modèle économique d'Iliad est viable. L'Arcep sera très attentive à ce que les obligations en matière de couverture de la population soient atteintes. Le réseau de Free Mobile doit par exemple couvrir 75 % de la population en janvier 2015.
Les opérateurs ont dit qu'ils allaient revoir leurs offres. Jean-Ludovic Silicani constate que, depuis le décret d'août 2009 ouvrant la voie à une quatrième licence, le marché s'est animé, de façon accélérée. Les marges des opérateurs vont baisser sur le mobile. Comment y faire face ? Il leur est d'abord possible de réduire les sommes qu'ils versent à leurs actionnaires. Si l'Etat, qui est le principal actionnaire de France Télécom, souhaite que cet opérateur maintienne ses investissements à un haut niveau, il peut accepter une baisse du dividende.
Face à l'offre à 2 euros, le tarif social actuel à 10 euros a assurément peu d'avenir. S'agissant des MVNO, le marché devra se rationaliser, comme cela s'est déjà passé avec les fournisseurs d'accès à Internet, qui se sont regroupés. L'autorité a poussé les opérateurs de réseau à donner plus de marge de manoeuvre et plus d'autonomie aux MVNO : sur la 3G et la 4G, ils ont pris des engagements forts en ce sens, notamment selon le modèle de « full-MVNO ».
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