Quand Amesys, la filiale de Bull, mettait la Libye sur écoute
Publié le 1 Septembre 2011
Des ingénieurs de la société Bull et des militaires français ont formé, en 2008, les services de renseignement libyens pour placer la totalité du pays sur écoute. Le Figaro a rencontré l'un de ces militaires. « Nous avons mis en route le système d'écoute libyen fin juillet 2008, explique-t-il. Les cadres de Bull étaient très attachés à cette mission qui avait été facturée environ 10 millions d'euros.»
A l'occasion de cette opération, le produit d'interception baptisé “Eagle” devait être perfectionné avant d'être vendu à d'autres pays. La Libye fournissait un laboratoire inédit à Bull pour tester son système sans limite, sur un pays de plusieurs millions d'habitants. « Nous avons mis tout le pays sur écoute, explique l'interlocuteur du Figaro. On ... interceptait toutes les données passant sur Internet: mails, chats, navigations Internet et conversation sur IP. »
La Libye présentait l'avantage d'être techniquement facile à placer sur écoute, puisque le pays était un très faible producteur de contenus. « En se branchant sur l'interconnexion internationale, nous avions déjà 98% du trafic, il y avait très peu de points de captures.» Facebook, Twitter, Skype, Yahoo mail, Gmail… Rien n'échappait aux yeux de Tripoli, résume le quotidien.
Le produit a vraiment été opérationnel à partir du début de l'année 2010, suite à une importante mise à jour du système. Une version du logiciel Eagle, conforme à la loi, est utilisée en France depuis 2009.
Retrouver ici l'intégralité de cet article « Comment j'ai mis 8 millions de Libyens sur écoute »
Contactez cette société ou un revendeur de ces produits.
A l'occasion de cette opération, le produit d'interception baptisé “Eagle” devait être perfectionné avant d'être vendu à d'autres pays. La Libye fournissait un laboratoire inédit à Bull pour tester son système sans limite, sur un pays de plusieurs millions d'habitants. « Nous avons mis tout le pays sur écoute, explique l'interlocuteur du Figaro. On ... interceptait toutes les données passant sur Internet: mails, chats, navigations Internet et conversation sur IP. »
La Libye présentait l'avantage d'être techniquement facile à placer sur écoute, puisque le pays était un très faible producteur de contenus. « En se branchant sur l'interconnexion internationale, nous avions déjà 98% du trafic, il y avait très peu de points de captures.» Facebook, Twitter, Skype, Yahoo mail, Gmail… Rien n'échappait aux yeux de Tripoli, résume le quotidien.
Le produit a vraiment été opérationnel à partir du début de l'année 2010, suite à une importante mise à jour du système. Une version du logiciel Eagle, conforme à la loi, est utilisée en France depuis 2009.
Retrouver ici l'intégralité de cet article « Comment j'ai mis 8 millions de Libyens sur écoute »
Les 10 derniers articles
- Pour les papas Geeks amateurs de films HD en streaming, D-Link propose le routeur DIR-857
- Le Microsoft SharePoint Solutions Roadshow passe pour la première fois par Paris !
- Facebook est-il vraiment « too big to fail »?
- Par Sébastien Lefebvre, PDG et fondateur de Mesagraph - Garantir les droits d'une invention et en garder les détails secrets : c'est possible avec www.mapreuve.com !
- L’accès à l’information en ligne : Moteurs, dispositifs et médiations
- les 20 commandements de l'emailing & du e-commerce
- Des défis de sécurité apparaissent avec le lancement de l’IPv6
- Par Christophe Auberger, Responsable Technique chez Fortinet - Canon organise « les Rencontres du Document »
- Virgin Mobile : une offre pré-payée pour des appels illimités à la journée
- CA ARCserve est disponible sur Amazon Web Services Marketplace
Newsletter
RSS
Imprimer l'article avec
Transférer par mail 
Réagir à cet article
































