Informaticien freelance, un statut ingrat ?

Publié le 21 Octobre 2010
La situation des informaticiens indépendants n’est pas satisfaisante, révèle une étude de la coopérative des informaticiens indépendants iDirect.fr, en partenariat avec l’association professionnelle des informaticiens Munci. La plupart doivent, pour se voir confier des missions, passer par des intermédiaires qui prélèvent une commission importante, réduisant ainsi leur revenu final.

Ce sondage sur la sous-traitance auprès des freelances du secteur informatique révèle que l’ancienneté moyenne des informaticiens freelance est de 5,42 années. Elle va de 5 à 9 ans pour 27,1% des interrogés.



Pour ce qui est des intermédiaires, il n’y en a pas dans 15,37 % des cas, il y en a un dans 66,46 % des cas, 2 dans 16,31% des cas et plus de 2 dans 1,86 % des cas. Quand il y a des intermédiaires, il y en a en général un seul, dans 78,53 % des cas, 2 dans 19,26 % et plus de 2 dans 2,20% des cas.



Le pourcentage de missions effectuées avec intermédiaires sur l’ensemble de la carrière d’indépendant vient confirmer cette prépondérance des missions avec intermédiaires, puisque 84,63 % des missions ont mis en jeu un intermédiaire, contre seulement 15,37 % des missions en direct chez le client final.

Sur la question de la connaissance qu’avait le donneur d’ordre du statut de freelance de l’informaticien, dans 64,27 % des cas, il en avait connaissance, dans 35,73%, l’indépendant était présenté comme un salarié de la SSII.

Les intermédiaires prennent une marge, qui est en moyenne de 27,48 % d’après les interrogés, et de 20 à 24% dans 37,9 % des cas.



Voici les commentaires libres des informaticiens freelance :

« Le prix de ma prestation est en général doublé ».
« L’intermédiaire était imposé par le client final pour des besoins de facturation (accepte uniquement les fournisseurs approuvés par le service achat) ».
« Le référencement ultra rigide par le client final et l'obtention/utilisation douteuse de l'agrément crédit impôt recherche par les SSII rend quasiment impossible une tractation en direct avec le client. Et ceci même si le client final nous connaît bien ».
« Pour avoir intégrer différents logiciels dont celui de la gestion d'affaires, je peux vous affirmer que la marge moyenne est de 40%. Sans compter les allègements de charges sociales et les subventions (Jeune Entreprise Innovante, CIR) ».
« Il est urgent de permettre l'accès plus facile des indépendants au client final. Les intermédiaires prennent beaucoup trop de commission, ils ne s'impliquent que rarement voire jamais dans la définition du périmètre des missions dont ils sont pourtant responsables juridiquement ».
« J'ai fait une demande spontanée à un grand groupe dans le domaine Retraite/Prévoyance pour postuler en tant qu'indépendant à des postes en développement informatique. Réponse : pas de poste à pourvoir. Quinze jours plus tard, j'avais un entretien via une SSII pour le même type de poste !!! J'ai finalement été pris en prestation via la SSII ».
« Les intermédiaires des sites Internet ne connaissent rien au métier et ne traitent que les missions de "deuxième qualité" (missions peu payées pour des petits profils) ».
« Il est plus que temps de réformer tout ce système où des intermédiaires obligés par les directions des achats de nos donneurs d'ordre n'apportent aucune valeur ajoutée à notre travail en prenant des marges difficilement contrôlables mais dont nous savons qu'elle ne sont en aucun cas justifiées ».

Ce sondage a été réalisé du 11 au 16 octobre 2010 auprès des adhérents de la coopérative des informaticiens indépendants iDirect.fr, en partenariat avec l’association professionnelle des informaticiens Munci. 

Contactez cette société ou un revendeur de ces produits.
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Effrayant

Par Maxime le 22/10/2010 à 11:36

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