Etude Markess sur la sauvegarde
Des pratiques à adapter face à des volumes en forte croissance

Publié le 27 Février 2010

Conscientes des risques associés à la défaillance de leurs infrastructures et applications, soucieuses de minimiser les risques d’interruption de service et leur vulnérabilité, les organisations enclenchent diverses actions visant à garantir la continuité de leur système d’information - PCA (Plan de Continuité d’Activité), PRA (Plan de Reprise d’Activité), plan de secours, etc. - et de leur activité.

 

Ces actions passent inévitablement par la sauvegarde (1) des données électroniques, particulièrement celles considérées comme « critiques », ainsi que le souligne l’étude publiée par le cabinet Markess International intitulée « Sauvegarde de Données : Usages & Perspectives ». Pour près de 80% des 140 entreprises interrogées, la mise en place d’actions de sauvegarde de leurs données s’inscrit dans une telle démarche plus globale de sécurité.

 

Des données « critiques » éparses et en constante augmentation

 

Un autre catalyseur des actions de sauvegarde avancé par les organisations est relatif à la criticité des données et à leur croissance exponentielle. En effet, certaines données sont jugées plus sensibles que d’autres, et leur perte peut entraîner de graves conséquences en termes de revenus, de confiance, d'image, de compétitivité, de productivité, voire de survie. Pour les entreprises interviewées, les données critiques sont plus particulièrement présentes dans les systèmes de messagerie, dans les applications de gestion financière/comptabilité et de gestion des ressources humaines, ainsi que dans l’environnement bureautique, ou encore dans les applications de CRM et de gestion des forces de vente dans le secteur de la bancassurance.

 

La croissance forte et continue du volume de données, notamment critiques, apparaît aussi comme un facteur déclencheur des premières actions de sauvegarde pour plus d’un tiers des organisations interrogées.

 

Dans la majorité des cas, ces données critiques sont relativement centralisées au sein de serveurs et de data centers (le plus fréquemment hébergés en interne). Néanmoins, pour près d’un tiers des organisations, ces données se trouvent également sur des postes clients (fixes et portables) et sur des équipements mobiles (PDA, smartphones, pocket PC, etc.). La dispersion des données et le nomadisme accru des équipements rendent plus complexes la sauvegarde de ces données.

 

Des défis à relever, anticipés par une organisation sur deux

 

D’ici 2011, les défis que devront relever les entreprises et administrations interrogées sont nombreux. Parallèlement à des données qui deviennent de plus en plus critique et dont le volume augmente fortement, elles sont confrontées notamment par :

- L’archivage, dont à valeur probatoire, avec la volonté de réduire le volume de données à sauvegarder en archivant des données figées ;

-  La sécurisation des données, tant lors de la sauvegarde que dans le temps, grâce au recours au chiffrement et à des supports de sauvegarde jugés plus fiables ;

- La déduplication des données grâce à des outils permettant d’identifier et de factoriser les données redondantes et ainsi de réduire le volume de données à sauvegarder et de mieux gérer les fenêtres de sauvegarde ;

- La réduction des coûts associés à la sauvegarde, dictée par des budgets et des ressources réduits, tout en gardant ou même améliorant la qualité de services rendus ;

- Les évolutions des technologies, avec notamment le remplacement des infrastructures de sauvegarde, le recours à la virtualisation ou à la sauvegarde en mode « cloud computing ».

 

Près d’une organisation sur deux interrogées estime que ses pratiques de sauvegarde des données permettront de répondre à ces nouveaux défis.

 

Croissance de la sauvegarde réalisée à distance

 

Pour 42% des organisations, tout ou partie des sauvegardes de données sont déjà réalisées à distance, c’est à dire sur un site géographiquement distance du site de production sur lequel se trouvent serveurs, data centers et postes de travail. Le site distant peut aussi bien appartenir à l’organisation ou appartenir à un prestataire externe. Dans les deux ans à venir, ce seront 63% des organisations interrogées qui devraient recourir à la sauvegarde à distance, en réponse notamment à la dispersion géographique des sites, au besoin de centraliser la sauvegarde des données et d’automatiser les processus de sauvegarde, au respect d’obligations légales et/ou métiers (cf. SOX, Seveso, etc.), à la nécessité d’accéder aux données sauvegardées depuis n’importe quel endroit, à la forte croissance du volume de données et à la maîtrise des dépenses associées à la sauvegarde.

 

Les organisations interrogées semblent à ce jour privilégier la sauvegarde à distance sur leurs propres sites plutôt que sur celui d’un prestataire externe. Quand il y a un recours à l’externe, les entreprises recherchent plus particulièrement une meilleure gestion de la qualité de services, la prise en charge des processus de sauvegarde par un professionnel et une solution pour faire face au manque de ressources informatiques internes.

 

De forts besoins en accompagnement des projets de sauvegarde

 

Plus de 9 organisations sur 10 expriment des besoins spécifiques en termes d’accompagnement pour la sauvegarde de leurs données. Ces besoins sont multiples et portent sur du conseil en architecture, la fourniture de solutions logicielles et de solutions matérielles. Les organisations interrogées attendent également des acteurs du marché de la sauvegarde des prestations d’intégration de la solution de sauvegarde, de conseil au choix de la solution et de conseil en amont, notamment en termes de sensibilisation des collaborateurs aux risques de perte de données et aux pratiques de sauvegarde.

 

Elles se tournent donc logiquement en priorité vers des intégrateurs, des éditeurs de solutions de sauvegarde, des fournisseurs d’infrastructure matérielle et des fournisseurs de services d’externalisation de sauvegarde, voire vers des prestataires couvrant un spectre complet d’expertises dans le domaine de la sauvegarde. Le schéma ci-après positionne quelques uns des acteurs du marché, notamment cités par les organisations interrogées, selon les expertises recherchées.

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Sur un marché relativement cerné et structuré, le développement des services de sauvegarde à distance et du « cloud computing » devrait favoriser de nouvelles pratiques de sauvegarde de données et aider les entreprises à affronter des enjeux qui prennent d’autant plus d’importance dans le contexte économique actuel : minimisation des coûts d’exploitation, optimisation des réseaux et des infrastructures, enjeux accrus autour de la sécurité et de la confidentialité des données, développement d’une informatique économiquement responsable…

 

 


 

______________
(1) La
sauvegarde consiste à dupliquer des données électroniques et à les mettre en sécurité dans un but de restauration en cas de dysfonctionnement du dispositif sur lequel elles sont enregistrées. Elle est à distinguer du stockage (ou entreposage) et de l’archivage (identification, sélection, classement et conservation de données électroniques, sur un support sécurisé, dans le but de les exploiter et de les rendre accessibles dans le temps, que ce soit à titre de preuve ou à titre informatif).


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