WebApp vs Applications : Leurs usages... leurs légitimités
Par Nicolas d'Hueppe, Directeur France de Cellfish Media
Publié le 6 Septembre 2010
Depuis son arrivée sur le marché, près de 2,8 millions d’iPhone auraient été vendus en France, dont 2,2 millions en 2009. Apple a bouleversé la donne. Il y a aujourd’hui un avant et après iPhone.Facilité d’utilisation, ergonomie intelligente, navigation tactile, les usages liés à l’iPhone sont multiples, pratiques et font de cet outil de communication un véritable « couteau suisse ».
Avec lui - et par la suite l’essor des Smartphones - les usages multimédias se sont enrichis de l’Internet mobile avec succès, l’iPhone ayant révélé l’usage d’Internet dans le secteur du Mobile.
Divertissement, informations, échanges, il est devenu un véritable outil mass media, offre une nouvelle manière de consommer l’information et permet aux annonceurs et éditeurs d’adapter leur stratégie marketing.
Conséquence de ce nouvel eldorado, les marques réalisent qu’elles ne pourront pas faire l’impasse sur ce nouveau support marketing pour atteindre leur cible et créer du trafic.
2 solutions s’offrent à elles pour profiter au mieux de ce nouveau rôle du mobile et exister via cet outil : les Applications ou les WebApp.
Tous éditeurs ou annonceurs s’engageant dans une stratégie relevant du média et proposant du contenu se doit de pouvoir bénéficier d’un espace de liberté pour s’exprimer.
Souplesse, liberté… les WebApp à l’inverse des applications sont à même d’offrir cela.
En effet, elles proposent aux annonceurs et éditeurs une vraie liberté d’actions et d’expression sans être contraints de se soumettre aux exigences et approbations de la place de marché du système d’exploitation pour lequel l’application a été conçue (passage obligé pour les applications).
• Les WebApp leur permettent :
de s’exprimer librement en choisissant l’éditorial, le design, l’ergonomie, le contenu qu’ils souhaitent,
de créer un contact direct avec leur cible, la sensibiliser à leur discours
de collecter les informations dont ils ont besoin (âge, coordonnées)
de piloter eux-mêmes leur lancement (date et campagne) comme n’importe quel lancement digital
d’effectuer leurs propres mises à jour, tout cela sans contraintes de validations ni « permissions » de la place de marché du système d’exploitation.
De plus, le développement d’une WebApp ne nécessite pas de se soumettre au bon vouloir d’un opérateur ni « d’obéir » à ses directives.
Autre alternative, les Applications.
Ce programme que l’on va intégrer sur le terminal, et fournies par la fameuse boutique en ligne virtuelle, principalement l’AppStore développé par Apple, représente une autre façon de consommer des contenus sur mobile.
Elles permettent aux éditeurs et annonceurs de proposer une expérience de marque « impactante » et se caractérisent par une facilité d’accès car présente directement sur le «bureau» de l’utilisateur, une fluidité d’usage, une interface de qualité et une utilisation rapide.10 000 fin 2008, 100 000 aujourd’hui, 300 000 d’ici 2012… Ces chiffres en constante augmentation sont ceux des applications disponibles sur l’AppStore. En France, 65 millions d’applications ont été téléchargées en l’espace d’un mois. 2

A l’heure où Internet demande aux éditeurs et annonceurs d’être à la pointe de la tendance, les principales fonctionnalités de l’iPhone et ses expériences fournies par les applications offrent une véritable vitrine, doublé du fameux effet « Waouh » !
• Les Applications leur permettent :
d’avoir une présence directe sur le terminal de l’utilisateur
de proposer une ergonomie plus efficace et rapide que les WebApps
de fournir des contenus plus riches, tels que jeux, vidéos, éléments 3D...
de créer un raccourci vers les marques
Mais face à la suprématie de cet outil, à son omniprésence dans l’univers de l’Internet Mobile et à l’engouement que représente ses applications, peut-il encore vraiment répondre à tous les critères de liberté et offre-t-il un monde réellement affranchi des contraintes de sa marque ?
En effet, le trafic amené gratuitement par l’AppStore ne risque t-il pas d’inciter les annonceurs a adopter une seule et unique solution à leur stratégie de marketing mobile, à savoir les applications ?
Telles sont les questions qui peuvent être posées face à la domination et la place prépondérante de l’iPhone sur le marché du mobile et par conséquent, dans les stratégies marketing mobile.
WebApp vs Applications… Force est de constater que ces 2 solutions sont complémentaires et se doivent d’être développées et adaptées au contenu en fonction du client, de son contexte et de ses objectifs.
Ainsi réunies et intelligemment associées, elles participent à maximiser les stratégies marketing.
Via les applications, bénéficier du réseau de « grande surface » et d’un trafic gratuit que représente l’Apple Store a réellement du sens.
Il est donc plus judicieux pour un éditeur ou un annonceur, en fonction de sa cible, de ses besoins, de ses objectifs, d’opter pour une application.
En revanche, en tant qu’éditeurs de contenus, la WebApp et la souplesse de sa fonctionnalité offrent une réelle liberté. Elle sera alors la solution la mieux adaptée et leur cible y sera plus réceptive.
L’arrivée récente de l’iPad, nouvel acteur sous les projecteurs du marché, permet d’envisager d’autres solutions, d’offrir aux éditeurs et annonceurs de nouvelles alternatives pour répondre à leurs stratégies marketing, mais posera certainement bon nombre de questions quant au rôle, à la légitimité de certains acteurs mais aussi à la liberté et aux contraintes qu’ils apportent dans l’univers du mobile.
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Cellfish Media est spécialisée dans la création et la monétisation d’audiences digitales pour son propre compte et le compte de tiers. Elle est également l'un des premiers éditeurs et distributeurs de contenus et services web et mobiles (jeux, musique, lifestyle, réseaux sociaux...) pour le grand public. Basée aux Etats-Unis, Cellfish Media est présente en France, en Allemagne, au Canada et regroupe près de 200 collaborateurs.
En France, avec 25% de parts de marché, Cellfish Media réalise 200 millions de transactions payantes par an, gère une base de 5 millions de clients et se classe dans le Top 30 des plus gros budgets annonceurs on et off line. Les principales références sont : TF1, Mondadori, Lagardère, AB Groupe, MSN, Warner Music, SFR, Bouygues Télécom, Orange...
Source: ITRmobiles.com
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