Travail : la fin des horaires de bureau classiques
Publié le 25 Juin 2012
Une étude menée par Mozy révèle que 73% des patrons sont plutôt tolérants face aux retards de leurs employés. Ils sont en effet persuadés que ces derniers commencent à travailler avant même d'arriver au bureau. Pas de stress donc, les petits manquements aux horaires de bureau ne devraient pas provoquer de crise majeure. 
Généralement, les patrons ferment les yeux sur un retard n’excédant pas les 32 minutes et pourraient même laisser leurs employés passer un peu plus d’une journée à travailler depuis la maison sans que cela ne leur pose problème. Les patrons Français sont d'ailleurs loin d’être les plus stricts, et se rapprochent des patrons américains qui tolèrent un retard allant jusqu'à 40 minutes. Les patrons anglais et allemands, en revanche, sont moins souples et grognent dès que le retard dépasse 20 minutes. C'est bon à savoir.
Reste que les technologies mobiles ont définitivement sonné le glas des journées de bureau classiques (9h à 17h). Aujourd’hui d'ailleurs, 75% des employeurs mettent à disposition de leurs salariés des outils leurs permettant d’effectuer leur travail n'importe où. Toutefois, les entreprises françaises n’ont pas encore compris tout l’intérêt de cette disponibilité des ressources à distance. En effet, pour 73% d’entres elles, seul les emails sont mis à disposition des employés. Ce n'est pas assez.
L’étude confirme qu'un employé sur cinq démarre sa journée en vérifiant les emails reçus dans la nuit, alors qu’il est encore au lit et ce dés 7h du matin. Si la majorité des employeurs ne voit pas d’inconvénient à ce que les journées de travail de leurs employés commencent plus tard, ils attendent en retour plus de flexibilité de leur part. Ainsi, les patrons ont tendance à être moins regardant sur les horaires auxquels ils appellent leurs employés et n'hésitent plus à les joindre de plus en plus tard le soir. Les français sont d'ailleurs les moins intransigeants sur cette donnée, 43% d’entres-eux seulement considérant qu’après 19h00 il n’est plus justifié de les appeler.
Cette étude confirme en tout cas que de nouvelles habitudes de travail ont été prises ces dernières années, mais sous-estime certainement la quantité de travail fournie par les employés en dehors du bureau. "Dans l’ensemble, les patrons estiment que les salariés passent en moyenne 55 minutes a travailler en dehors de leur bureau alors qu’ils ont déjà travaillé en moyenne 46 minutes avant d’y arriver" fait remarquer Mozy. "L’étude nous démontre qu’en moyenne les salariés commencent à regarder leurs emails professionnels à 7h42 le matin, arrivent au bureau vers 8h18, le quitte à 17h48 et arrêtent totalement de travailler à 19h19, ce qui signifie que les employés sont en « mode travail » presque 12 heures par jour" précise Claire Galbois-Alcaix de Mozy. "Patrons et employés reconnaissent tous l’avantage d’une véritable collaboration entre temps de travail et vie personnelle pour estomper le fait que les travailleurs travaillent de plus en plus et que les patrons ont plus de disponibilité de la part de leurs équipes quand ils en ont besoin" conclut-elle.
Au final, le travail est désormais considéré comme quelque chose que l’on fait, et non plus comme l’endroit où l’on va.
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Généralement, les patrons ferment les yeux sur un retard n’excédant pas les 32 minutes et pourraient même laisser leurs employés passer un peu plus d’une journée à travailler depuis la maison sans que cela ne leur pose problème. Les patrons Français sont d'ailleurs loin d’être les plus stricts, et se rapprochent des patrons américains qui tolèrent un retard allant jusqu'à 40 minutes. Les patrons anglais et allemands, en revanche, sont moins souples et grognent dès que le retard dépasse 20 minutes. C'est bon à savoir.
Reste que les technologies mobiles ont définitivement sonné le glas des journées de bureau classiques (9h à 17h). Aujourd’hui d'ailleurs, 75% des employeurs mettent à disposition de leurs salariés des outils leurs permettant d’effectuer leur travail n'importe où. Toutefois, les entreprises françaises n’ont pas encore compris tout l’intérêt de cette disponibilité des ressources à distance. En effet, pour 73% d’entres elles, seul les emails sont mis à disposition des employés. Ce n'est pas assez.
L’étude confirme qu'un employé sur cinq démarre sa journée en vérifiant les emails reçus dans la nuit, alors qu’il est encore au lit et ce dés 7h du matin. Si la majorité des employeurs ne voit pas d’inconvénient à ce que les journées de travail de leurs employés commencent plus tard, ils attendent en retour plus de flexibilité de leur part. Ainsi, les patrons ont tendance à être moins regardant sur les horaires auxquels ils appellent leurs employés et n'hésitent plus à les joindre de plus en plus tard le soir. Les français sont d'ailleurs les moins intransigeants sur cette donnée, 43% d’entres-eux seulement considérant qu’après 19h00 il n’est plus justifié de les appeler.
Cette étude confirme en tout cas que de nouvelles habitudes de travail ont été prises ces dernières années, mais sous-estime certainement la quantité de travail fournie par les employés en dehors du bureau. "Dans l’ensemble, les patrons estiment que les salariés passent en moyenne 55 minutes a travailler en dehors de leur bureau alors qu’ils ont déjà travaillé en moyenne 46 minutes avant d’y arriver" fait remarquer Mozy. "L’étude nous démontre qu’en moyenne les salariés commencent à regarder leurs emails professionnels à 7h42 le matin, arrivent au bureau vers 8h18, le quitte à 17h48 et arrêtent totalement de travailler à 19h19, ce qui signifie que les employés sont en « mode travail » presque 12 heures par jour" précise Claire Galbois-Alcaix de Mozy. "Patrons et employés reconnaissent tous l’avantage d’une véritable collaboration entre temps de travail et vie personnelle pour estomper le fait que les travailleurs travaillent de plus en plus et que les patrons ont plus de disponibilité de la part de leurs équipes quand ils en ont besoin" conclut-elle.
Au final, le travail est désormais considéré comme quelque chose que l’on fait, et non plus comme l’endroit où l’on va.
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