Il était une fois…Danièle Thompson sur FilmoTV

Publié le 22 Novembre 2017
Invitée par FilmoTV pour une conversation avec Yves Allion, Danièle Thompson revient sur une carrière commencée dans les années 60, sur son premier métier de scénariste avec son père et quelques autres, surtout sur ses propres films, déjà une demi douzaine empreints de son histoire et d’un certain joli regard sur la vie.

Aux côtés de son père…
Après avoir passé des heures à fréquenter le bureau de son père et ses accolytes, Danièle Thompson y opère ses premières armes. C’est donc tout naturellement que Gérard Oury (son père) fait appel à ses services pour l’écriture du scénario de La Grande Vadrouille qui affichera plus de 17 millions de spectateurs à sa sortie en salles en 1966 (Il faudra attendre 1998 et Titanic de James Cameron pour observer de nouveau un tel phénomène). Suite à ce triomphe, Gérard Oury obtient des moyens considérables, tant sur le plan logistique que du casting, pour la réalisation du Cerveau (1969) dont le tournage sera retardé en raison des événements de 68. Danièle co-écrira les films de son père jusqu’à Vanille Fraise.

… et d’autres
En 1975, elle co-signe Cousin Cousine avec Jean-Charles Tacchella, film produit par Daniel Toscan du Plantier qui y place Marie-Christine Barrault de laquelle il se sépare à la ville. Encore un succès ! Quelques années plus tard, alors qu’elle songe à un scenario pour une série télévisée, Claude Pinoteau la sollicite. Reprennant son idée pour la série, La boum verra le jour en 1980 et révèlera Sophie Marceau comme une évidence. Malgré une sortie désastreuse, quelques jours plus tard, le film se transforme en triomphe, encourageant ainsi le deuxième volet et L’Etudiante à la fin de la décennie.
Vis-à-vis de ces trois références, Danièle Thompson est aussi capable de grand écart, pour preuve son travail sur La Reine Margot de Patrice Chéreau (1994). Une tragédie aux tonalités insolites pour la scénariste habituée des films populaires, un film opéra sur l’intolérance religieuse au casting ébouriffant.

Quand Danièle Thompson passe derrière la caméra
Parce que les histoires de famille sont une de ces plus grandes sources d’inspiration, elle co-écrit ses films aux côtés de son fils, Christopher, également acteur.
. La bûche (1999) avec les fêtes de Noël en toile de fond et tout ce qu’il peut y avoir de tension, frustration, attente et solitude autour de cette période. Fille unique, elle est fascinée par les fratries et La bûche en reprend les principaux mécanismes : rivalité, complicité et quelque chose d’inexorable.
. Décalage horaire (2002) est une comédie sentimentale avec deux acteurs inattendus : Juliette Binoche (peu connue pour ses comédies) et Jean Reno (très souvent armé). Ils incarnent un couple des plus mal assortis et devront passer une journée ensemble, dans un aéroport.
. Fauteuil d’orchestre (2006) est à la fois drôle et tragique, dans un quartier où tous les genres se cotoient, les abords du théâtre des Champs Elysées. Valérie Lemercier en comédienne, Albert Dupontel en pianiste et Cécile de France comme liant en serveuse de province. Sydney Pollack (réalisateur légendaire du cinéma américain) y tient un rôle…de réalisateur !
. Le code a changé (2009) est une comédie sur le paraître, sur un univers où tout le monde ment, ou plutôt dissimule la vérité. Filmé autour d’un dîner et truffé de flashforwards, le casting se révèle travaillé avec soin.
. Des gens qui s’embrassent (2013) ou comment deux frères très différents vivent leur religion avec un élément commun : leur père.
. Cézane et moi (2016) retrace la très forte amitié, jusqu’à la rupture, entre le peintre Paul Cézane (Guillaume Gallienne) et l’écrivain Emile Zola (Guillaume Canet). Il y est question du problème de la réussite et du doute chez les artistes.
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