Le marché des loisirs a finalement bien résisté à la crise en 2009

Publié le 15 Mars 2010
Que s'est-il passé en 2009 sur le marché de l'Entertainment ? D'après les chiffres publiés par GfK, les ventes ont légèrement progressé en volume (+1,9%), mais le chiffre d'affaires du secteur a reculé d'autant (-1,8%) à 7,86 milliards d'euros.
 
 
Le marché de la vidéo a connu une belle année 2009 avec des ventes de DVD en hausse de 0,5% et un Blu-ray en progression de 12,4%. C'est d'ailleurs grâce au Blu-ray que le marché vidéo a pu rester dans le vert. Avec un chiffre d'affaires de 108 millions d'euros, le Blu-ray a été la locomotive du secteur, même s'il ne représente que 8% du marché en terme de chiffre d'affaires. Si la part des ventes de Blu-ray est restée très fluctuante d'un titre à l'autre, certains gros calibres comme The Dark Knight ont toutefois réalisé près d'un quart de leurs ventes sur ce support haute définition. Le marché vidéo a également bénéficié d'une intense activité promotionnelle tout au long de l'année permettant aux français de poursuivre leurs achats malgré la crise. Mais il semble que ce soit surtout la révision de la Chronologie des Médias (ramenée de 6 mois à 4 mois) qui a donné un vrai coup de fouet au marché vidéo. Ainsi, de nombreux blockbusters comme Harry Potter et le Prince de Sang-mêlé, L'âge de glace 3, Transformers 2 ou Là-haut ont pu être édités en fin d'année et ont donc contribué à la croissance des ventes.


Du côté de la VOD, il y a eu aussi du mieux. Le secteur a réalisé en 2009 un chiffre d'affaires de 85 millions d’euros, soit une progression de 60% par rapport à 2008. Cela dit, la part de la VOD reste encore relativement faible (6% du marché total de la vidéo) et la progression de ce nouveau mode de distribution demeure assez lente, et ce, « même s’il apparait que la vidéo dématérialisée capte plus rapidement de la valeur que son homologue musical » note François Klipfel, Directeur Général adjoint de GfK Retail & Technology France.


Même constat du côté de la musique numérique qui ne progresse que de 22% avec un chiffre d'affaires de 75 millions d'euros. Une croissance qui ne permet malheureusement pas de compenser le recul des ventes de disques physiques : -11% en valeur pour le CD (814 millions d'euros) et -4% pour le DVD musical (71 millions d'euros). La musique numérique ne représente, en effet, que 8% du marché de la musique enregistrée pour un chiffre d’affaires de 75 millions d’euros en 2009. GfK note d'ailleurs que les habitudes de consommation des français dans le domaine de la musique ont fortement subi l’impact de la crise. 84% des français avouent avoir eu, l'an dernier, moins d'argent à consacrer à la musique qu’en 2008. Sans compter que la prolifération des offres gratuites sur Internet, qu’il s'agisse de téléchargement ou d'écoute en streaming, a elle aussi pesé sur la consommation des français en matière de musique.
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Le marché du livre, lui, a plutôt bien résisté à la crise. Le chiffre d'affaires du secteur a atteint 4,2 milliards d'euros, soit une progression de 3,9% en valeur. Les français ont visiblement apprécié le fait de pouvoir se plonger dans les livres en ces temps difficiles. « Le prix du livre peut être un des facteurs d’explication » note GfK. Le livre reste en effet le moins cher des produits de l’Entertainment, avec un prix moyen de 10,9 euros, en phase avec celui qu’attend le consommateur. Reste que certaines sagas dont Twilight (vendue à 2,5 millions d'exemplaires), et plus largement la mode des vampires, ont largement contribué à cette croissance. La crise a également permis de doper les ventes. En effet, plus de 600 000 ventes ont été réalisées avec des ouvrages traitant de la crise financière, mais aussi des remèdes permettant de la combattre ou de l'oublier. 
 

Pour conclure, GfK note que le livre classique paraît encore peu inquiété par le livre numérique. Dans un sondage réalisé par l'institut en novembre 2009, 61% des français se disaient susceptibles de lire un livre au format électronique un jour, et parmi eux, 97% attendaient de la révolution numérique un gain significatif en termes de prix. Avec un prix moyen attendu pour un nouveau roman en format numérique de 7 euros, de 4 euros pour un roman sorti il y a plus d’un an et de 4,5 euros pour une BD. Des prix qui sont bien loin de ceux pratiqués en réalité.
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